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mercredi 27 mars 2013

Au Nord Vietnam : Sapa et Bac Ha


Jeudi 20 Décembre : J50

Nous nous levons tôt pour prendre le bus direction Sapa au nord du Vietnam, dans les montagnes. Une fois le minibus rempli, nous roulons à travers des routes de montagnes, mais nettement plus praticables qu'au Laos ! Pourtant il ne faudra pas longtemps avant qu'un des jeunes locaux parmi nous déverse son petit-déj dans un sac plastique (a priori exclusivement fait de jus d'orange!) … Sympa ! A part ça, le voyage se passe bien. Nous arrivons vers 15 heures et avons ainsi le temps de nous trouver un super chambre pas chère avec une vue superbe sur les montagnes.




Nous allons nous renseigner pour les balades dans le coin mais avec mon genou malade ça ne serait pas très raisonnable. Nous nous baladons dans la ville, à travers le marché. La région est particulièrement réputée pour ses produits typiques …. « North Face » ! Il y a des magasins partout ! L'un ventant les mérites de ses produits vietnamiens de grande qualité, avant que l'autre ne dénigre les produits chinois de la première !!! On sent bien l'animosité envers leur ennemi de longue date !


Vendredi 21 Décembre : J51

En ce jour de fin du monde, nous décidons de n'avoir plus rien à perdre ! Nous allons donc faire un tour dans la région…en scooter ! Guillaume s'exerce à manier l'engin sur quelques mètres et nous voilà tous les deux sur le deux-roues, Guillaume fier comme un pape !

















La route longe des paysages de rizières en escaliers, magnifique ! Nous avons le loisir de nous arrêter quand nous voulons pour profiter du paysage et c'est bien agréable !

















Nous avons prévu d'aller dans le village de Ta Phin, peuplé de Dao rouges et de Hmong noirs, que nous avons bien du mal à trouver. Il nous faut rebrousser chemin. Nous finissons par trouver la bifurcation qui mène au village. La « route » est tout de suite plus terreuse et cahoteuse !


Nous ne sommes pas encore arrivés au village que nous sommes arrêtés par des femmes bien gentilles qui veulent nous emmener à pied mais qui cherchent surtout à nous vendre leur artisanat. Nous continuons en scooter jusqu'au village, à la grande déception de ces femmes.
Malheureusement, la scène se répète à l'entrée du village où nous sommes « attendus » !


Nous sommes ainsi pris sous l'aile (ou autant dire pris en otage!) par quelques 4 femmes du village, qui nous escortent à travers les rues, leurs sacs remplis sur le dos. Le seul moment où nous parvenons à nous en débarrasser est le temps du repas. Le temps d'un phô. Mais bien entendu, elles sont toutes à l'entrée de la maison familiale où nous avons déjeuné, nous attendant patiemment. Un pied en dehors du petit « restaurant » et nous voilà assailli de nouveau ! Bon, elles passent aux choses sérieuses et nous sortent tout leur attirail : tissus, pochettes pour téléphone, écharpe.... tout y est. Nous décidons de leur prendre quelques babioles, seulement mesdames souhaiteraient qu'on achète à chacune d'entre elles … ce qui n'est pas possible. Elles s'en contentent tout de même. Nous repartons à dos de scoot dans les environs, et rentrons sur Sapa.


Nous nous sommes décidés à nous rendre à Bac Ha où se tient les dimanches un important marché où se réunissent toutes les minorités de la région pour vendre leurs produits mais aussi pour se rencontrer. Il est plutôt conseillé de s'y rendre la veille donc nous y partirons le lendemain.


Nous avons survécu au 21 Décembre 2012 et au scoot !


Samedi 22 Décembre : J52

Nous rejoignons la place centrale de Sapa d'où partent les minibus pour Bac Ha. Là encore, il faut attendre que celui-ci soit plein pour pouvoir partir. Nous arrivons à Bac Ha environ 4 heures plus tard. L'hôtel où nous nous installons n'est vraiment pas très gai.

















Nous partons nous balader dans le village, où se côtoient marchands de viande ambulants et vendeurs de téléphonie mobile ! Quel contraste !

















Le marché du lendemain est déjà en train de s'organiser.





Le village est plutôt triste, et il y fait très froid. Pas vraiment d'endroits pour réchauffer les touristes. Nous prenons nos habitudes dans un petit restaurant juste à côté de notre hôtel.


Dimanche 23 Décembre : J53


Nous allons au marché de bonne heure afin d'éviter les hordes de touristes qui débarquent à Bac Ha pour la journée. Sur le chemin, nous sommes beaucoup sollicités par les étales pour « touristes » : « you bâ fomi Madame ?! » (NB : Ceci n'est pas du vietnamien mais de l'anglais!). Nous sommes un peu déçu par le marché, petit, pas vraiment « vivant ». Peut-être que le temps ne lui rend pas justice. Il pleut et il fait froid.


















Nous nous rendons de l'autre côté du marché où nous découvrons les femmes, surtout des Hmong fleuris, dans leurs habits magnifiques, plein de couleurs et de vie, en train de vendre tissus, vêtements traditionnels, et même en train de troquer de petits sacs contre un bout de ceinture ! 







En parcourant les allées, nous tentons de comprendre la tenue des femmes, faîte de multiples parties : jupe avec différents tissus dont velours, tissage, broderies,...puis une sorte de tablier devant, un autre derrière, les deux maintenus par une ceinture, sans oublier des sortes de guêtres. Le tout de toutes les couleurs ! Magnifique.




Nous sentons que cette partie du marché est vraiment authentique et probablement unique du fait de la localisation de ces ethnies dans le nord du Vietnam.






Et bien, il doit être 10 heures (heure à laquelle arrive une multitude de bus touristiques), et maintenant, y'a plus qu'à attendre notre bus de nuit pour Hanoï. Tic, tac, tic, tac …. c'est un peu long une journée de mauvais temps à Bac Ha. Nous squatterons donc notre fameux restau toute la journée, enchaînant les repas, tentant de se réchauffer avec une boisson chaude, et j'en profites pour rédiger le blog, entre 2 Skype.


La nuit tombe, il est l'heure d'aller rejoindre notre bus. Un jeune homme de l'office de tourisme nous y accompagne, avec sa lampe torche.
Guillaume et moi héritons de places à l'arrière du bus. Il s'agit de sièges quasi-horizontaux. Mon siège est cassé. Au fond, les 4 sièges sont réunis. Nous avons donc deux "charmants voisins". Quelle veine ! Nous ne sommes pas encore partis que les odeurs de pied ne font déjà sentir ! Et où nous sommes, l'ambiance est plutôt claustrophobe. Je ne me sens pas hyper-bien mais pas le choix. Nous essayons de nous installer convenablement ce qui n'est pas gagné ! Guillaume parvient à s'endormir alors que je tourne et vire sans arriver à m'apaiser, j'ai l'impression que ça me gratte de partout …. ça va mal ! Je sors mon drap de soie car j'ai froid et ces démangeaisons ne me plaisent guère …(à suivre)

mardi 26 mars 2013

Phôp kan mai Laos, Chao Vietnam !

Mardi 18 Décembre : J48

Un petit tour au marché puis nous nous baladons dans le village et sur les bords de la Nam Ou.







Nous nous délectons de plats de nouilles et de jus de fruits frais.
Après une petite sieste, nous allons de l'autre côté du village que l'on rejoint en traversant un pont suspendu. Ne me voilà pas trop rassurée ! Mais la lumière et le décor sont magnifiques.


Muang Khua est un village paisible, où nous prenons plaisir à ralentir un peu le rythme.

Nous en profitons pour aller aussi au cybercafé. Cybercafé tenu par deux femmes dont une qui n'en ai pas vraiment une ! Et disons, assez peu distinguée ! Alors que je suis en train de rédiger un mail, la fausse (dame!) décide de bouger son porte-manteau, qui lui-même entraîne dans sa translation le câble d'alimentation de l'ordi où je suis... Résultat : ordi planté et moi je bugge aussi légèrement ! Je respire, et rallume l'ordi. Ouf mon mail a été sauvegardé ! Je continue à écrire et là, la vraie me refait le même coup ! La bonne blague. J'abandonne en exprimant explicitement mon mécontentement !!!

Bref, allons manger et boire des jus de fruits ! Et dodo tôt car demain lever à 4h30 pour attraper le bus pour Dien Bien Phu qui est censé être à 6h.


Mercredi 19 Décembre : J49

Dur dur le réveil. Surtout que l'on n'est pas sûr qu'il y ait le bus de 6h. En effet, le bus fait la navette entre Dien Bien Phu et Muang Khua et si personne n'est venue du Vietnam hier, le bus ne sera pas là.
Debouts dans la nuit sur la place, nous attendons … 6 heures : pas de bus. Nous patientons encore mais un des habitants qui est également chauffeur vient nous prévenir qu'il n'y pas de bus à 6 h et que nous devons prendre le bus en provenance d'Oudomxaï qui passe vers 11h. Nous avions prévu le coup et allons nous recoucher dans notre guesthouse ! Pas fous !
Rebelotte, nous re-repartons à 11h et attrapons le bus. Classique : pas de places dans le bus ! Nous nous asseyons comme nous pouvons … dans l'allée centrale. Il faut dire que les asiatiques n'ont pas les mêmes espaces personnels que nous, et je me retrouve avec un soi-disant policier lao quasiment sur mes genoux, qui sont eux-même par ailleurs bloqués contre les jambes d'un autre monsieur. L' « agenceur » de sacs voit que j'en ai un peu marre, et il nous place très gentiment, Guillaume et moi, sur de vrais sièges, dès qu'un couple sort. Bénédiction !!! Je n'aurais guère tenu plus longtemps ! Quelque chose me frappe dans ce bus : une odeur, une agréable odeur de lessive. La première fois que je sens cette odeur délicieuse (mais pas la dernière !). On s'en sort plutôt pas mal sur ce coup-là. Le trajet se passe plutôt bien. Le passage de la frontière aussi. Nous arrivons à Dien Bien Phu en fin de journée. On voit rapidement que le pays est beaucoup plus développé : trottoirs, magasins, … 

Et nous débarquons dans cette immense cuvette. Impressionnante. Immense. Quasi-déserte. Nous n'avons pas de mal à imaginer la scène plus de 60 ans plus tôt. Guillaume se tient sur les traces de son grand-père. 








Premier vrai contact avec les Vietnamiens : la descente du bus ! C'est la cohue, on peut à peine sortir du véhicule car tous se jettent sur les touristes proposant hôtels, services de bus, taxis... tout cela de façon très intrusive et irritante ! Lâchez-nous !!!!!
Nous avons manqué le bus pour Sapa (au Nord du Vietnam), donc nous partirons le lendemain matin. Nous partons à pied de la station de bus à la recherche d'un logement décent pour la nuit. Plutôt étrange de retrouver l'électricité, internet, de l'eau chaude !
Après une bonne douche, nous rejoignons le « centre-ville ». Comme mon genou me fait toujours mal, Guillaume part à la recherche d'un distributeur d'argent et je patiente dans la rue principale. Le changement de civilisation est un peu rude. J'aimais mieux les routes de terre, et le calme des laotiens ….snifff. Guillaume revient enfin. Une gargote devant laquelle j'attendais me faisait bonne impression puisque remplie de locaux. Nous pénétrons dans cette salle et la patronne nous emmène au fond pour choisir notre nourriture. Guillaume me dit fermement de ne pas regarder derrière la vitre qui sépare la salle de la cuisine. Je ne comprend pas tout de suite... enfin je saisis rapidement tout de même … je ne peux m'empêcher de voir … Un chat. Un chat mort. Un chat mort, entier. Un chat, mort, entier, « laqué » ! L'HORREUR ! Mon cauchemar. Bien évidemment, nous désertons aussi sec.
Premier contact avec le Vietnam un peu douloureux.
Nous errons dans la rue, peu inspirés et désormais peu confiants dans les restaurants. Ça sera finalement un Kalapao attrapé à un marchand ambulant, une valeur (presque) sûre ! Nous mangeons notre beignet en terrasse avec une bière vietnamienne : ça passe.
Nous sentons que le Laos nous manque déjà et la BeerLao n'en parlons pas ! Une sensation oppressante nous envahit : l'agression de sortie de bus, le chat mort, le retour à la « civilisation » … Difficiles. Tout semble stressant. Émotion que nous avions oubliée le temps de quelques semaines au Laos. 

vendredi 15 mars 2013

Trek chez les ethnies Akha dans le Nord Laos



Samedi 15 Décembre : J45

De bonne heure … mais pas vraiment de bonne humeur ! Celui qui tient à rester en vie ferait mieux de ne pas trop me parler ! Nous devons partir pour le trek … et mon genou me fait encore souffrir, au point que j'hésite à abandonner. Nous prenons le bus pour Boun Neua où nous devons retrouver notre guide. 



Nous arrivons et apercevons notre guide qui semble bien sympathique. Les apparences sont parfois trompeuses !!! En effet, le ton monte rapidement, quand il nous demande de l'argent pour garder nos bagages, ce qui n'était pas prévu. Sophie s'emballe légèrement et le guide se braque aussitôt. Sachant que nos sacs doivent être réacheminés en bus vers Boun Tai, nous avons un peu peur de ne pas les retrouver … ! Guillaume tente d'apaiser les choses.
Alors que nous devons prendre un tuk-tuk avec les femmes Akha qui reviennent du marché, nous montons dans un bus classique avec des lao ... « classiques » ! Le bus fait le plein … de Beer Lao !!! Ce doit être le ravitaillement d'un village pour 48 heures !


Nous arrivons au village après quelques arrêts (classiques là encore !) sur la route pour des raisons indéterminées. Enfin, tout cela nous a mis en retard et nous devons engloutir notre repas chez des personnes que « Zéro » ne nous présente même pas ! Oui, oui, Zéro est le nom de notre guide et il le porte à merveille !
Au cours du repas, nous constatons que Monsieur ne porte qu'un petit sac à dos qui semble presque vide. Mais où est donc l'eau minérale qu'il doit nous fournir pendant le trek ?! Et bien, c'est plutôt simple, il n'y en a pas !!! J'exagère, il a en fait 2 bouteilles de 500 ml ! C'est largement suffisant pour 5 personnes en 3 jours de trek !!! Ce doit être une hallucination !
Le repas terminé, il nous faut commencer la marche de crête en crête pour rejoindre le village voisin … et le temps presse si nous voulons arriver avant la nuit. Et là, Zéro file comme le vent ! Difficile de le suivre et même impossible … ! Pas mal le guide ! Nous en arrivons même à devoir l'appeler quand le chemin se divise. Heureusement, il nous répond en sifflant…. nous indiquant ainsi la direction à suivre ! Chapeau l'artiste ! Au bout de quelques heures de marche, toujours sans guide bien sûr, Cristiano et son regard aiguisé d'italien note que Sophie a quelque chose dans le bas du dos, juste au-dessus de la culotte ! Une sangsue !!!! Affreux ! Cristiano sait que la sangsue ne résiste pas au spray antimoustique ! En effet, nous avons fait l'expérience (dans le dos de Sophie !) : un pschitt d'antimoustique et là, la sangsue explose littéralement en une flaque de sang … immonde ! La pauvre Sophie ne voyait rien mais elle m'a entendu ! Autant dire que Zéro n'était même pas à 1 kilomètre à la ronde ! N'ayant plus d'eau, nous remplissons les bouteilles avec l'eau de la rivière et hop quelques « Micropure » dedans et c'est parti ! Mais l'ingéniosité de Zéro est inépuisable et Monsieur avait décidé de remplir une de ses 2 bouteilles avec des baies servant de médication. Quel chenapan ce Zéro !
Bon, il nous faut ne pas nous déconcentrer et garder le rythme.


Nous finissons par arriver dans un premier village, où tout le monde nous suit espérant probablement quelques kips de notre part. Leurs regards semblent désespérés. 


Nous arrivons suite dans le village où nous allons dormir. La maison du chef se situe tout au fond du village. Il commence à faire nuit. Tous les enfants du village nous suivent. Zéro s'installe dehors et bien sûr ne nous présente pas la famille ni la maison …

Une maison faite de bois, avec un étage et de la terre battue au sol. Il faut d'ailleurs se déchausser pour aller à l'étage. Ce jeune chef du village a eu la bonne idée d'installer le feu pour la cuisine en plein milieu de la maison et l'atmosphère est irrespirable. Ça commence difficilement … enfin ça continue ! Nous sommes un peu désespérés. Nous discutons même de l'éventualité de ne pas poursuivre le trek. Nous restons donc à l'extérieur essayant d'éviter les moustiques et les enfants … qui sont un peu comme des moustiques ! nous tournant autour et tentant de nous piquer ! Une petite fille d'environ 10 ans est notamment la plus insupportable, très intrusive et cherchant à nous extirper la moindre chose. Il règne dans ce village une atmosphère pesante et dérangeante.
Le temps du repas est venu. Nous mangeons avec Zéro dans la partie salle à manger, alors que la famille mange du côté cuisine. Bonne ambiance. Repas à base de poisson, de riz gluant et de légumes. 


Plutôt pas mal. Et du thé pour agrémenter le repas. Mais ce thé n'a pas grand goût … mais bien sur, c'est normal ! C'est en fait de l'eau, accompagnée de particules de terre, lui donnant cette coloration marronnée … qui nous avait initialement induit en erreur ! Bon, et bien il est 19h30 et nous n'avons plus rien à faire. Pas de lumière. Fatigués. Nous allons donc nous coucher à l'étage sur une natte légèrement rembourrée genre futon, et dans notre couverture de fumée...
Une envie nocturne n'est pas vraiment pas bienvenue … surtout quand il n'y a pas de toilettes ! Aïe ! Tant pis, il faut s'armer de courage et descendre pour aller dehors. Mince, j'avais oublié les chiens. Ils se lèvent tous dès que j'ouvre la porte et que je sors. Les reflets verts dans les yeux à cause de la lampe. Ambiance film d'horreur. J'ai trop peur. Ils me suivent en grognant à l'arrière de la maison où je décide d'implanter mes toilettes. J'ai trop peur et j'appelle Guillaume. Pratique les cloisons en bois ! Ce dernier ne daigne pas m'aider. J'ai peur de me faire croquer les fesses. Je m'en suis sortie vivante mais terrifiée ! L'horreur se poursuit quand je vais dans la cuisine près du foyer pour me réchauffer : les chiens et un chaton semblent quasi morts, les yeux brûlés par la fumée. Atroce.


Dimanche 16 Décembre : J46


Nous nous levons et allons, seuls, nous balader dans le village que nous n'avons pu découvrir la veille.
Nous découvrons une femme, son enfant sur le dos, en train de filer de la soie. Les femmes venant d'accoucher et ayant des enfants en bas âge se doivent d'avoir les seins découverts, gage d'un lait de bonne qualité et sans maladie.

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Les enfants nous suivent pas à pas dans tout le village. Nous nous apercevons que la petite fille « insupportable » a le visage tuméfié. Il s'agit de la fille du chef du village. No comment.


Tous les visages portent un air de tristesse et de désespoir difficile à regarder. C'est pourtant là une réalité.
Après le petit-déjeuner, nous nous mettons en route pour le village suivant.





Le chemin est atroce. Après une bonne descente, nous arrivons à une rivière. Je pense que c'est une blague mais non, il nous faut la traverser... Chaussures enlevées et pantalon bien remonté, esquive de sangsues ... c'est bon opération réussie. Quand on descend, il faut fatalement remonter à un moment donné. Une montée interminable, abrupte sur un terrain boueux. Je veux me faire hélitreuiller !!! Vraiment !


Le trek du matin se termine par une partie en forêt un peu moins difficile et un peu plus agréable. Nous arrivons au village, d'emblée plus accueillant, et nous nous rendons dans la famille avec qui nous allons manger. Les enfants sont très timides mais curieux malgré tout. Le chef du village est plus âgé que le précédent et semble beaucoup plus ouvert. Il a même sa distillerie artisanale de lao-lao à la maison ! Ça promet ! 


Nous partageons le repas avec le chef, les femmes étant occupées à tisser ou préparer d'autres plats pour le repas.
Repas accompagné de lao-lao "maison", que nous buvons dans un petit verre qu'il faut ensuite faire passer à son voisin. Et pas question de rechigner, ça serait mal vu ! Une fois la confiance instaurée, les femmes acceptent d'être prises en photos.



Et on nous demande même de traiter quelques bobos de-ci de-là ! Un coup de pschitt d'antiseptique par ici, un autre par là ! Ahhhh l'effet placebo, c'est beau ! Un vieil homme du village avec qui nous avons trinquer découvre le couteau-suisse de Guillaume ! qui se retrouve embarquer dans une autre maison du village (son antiseptique à la main!). L'homme souhaitait que Guillaume traite une plaie de son petit-fils. Il a été remercié en Lao-lao bien sûr !


Nous repartons pour quelques trois heures de marche. En plein soleil ! Dur-dur. Mais nous arrivons au village suivant alors qu'il fait encore jour. Et nous pouvons profiter de rencontrer la famille du chef chez qui nous allons dormir, ainsi que nous balader dans le village. Nous revivons depuis le midi car les habitants et les villages sont indéniablement plus accueillants (bien qu'extrêmement timides!). Nous apprenons à nous connaître.


Les enfants sont curieux, viennent observer ce qu'est cet étrange objet qu'est mon appareil photo ! 


Et en plus il fait vidéo ! Les enfants jouent avec leurs mains devant l'objectif et regardent la vidéo, complètement hilares ! Un moment magique !


La nuit tombe et nous restons dehors avec les enfants. C'est incroyable de les observer. Ils font un feu en quelques instants, attrapant des braises du foyer de la maison à mains nues et les amenant dehors. Quelques morceaux de bois et le tour est joué. Un feu autour duquel tout le monde peut s'asseoir. Nous essayons de nous apprendre nos prénoms, des noms d'animaux en Akha et en français. Nous avons bien ri. Sauf un des petits que Guillaume a malencontreusement appelé Phongsaly …. ça a bien fait rigolé les autres mais lui a fini avec des larmes sur les joues. Nous n'avons pas tout saisi mais il a été victime d'une mauvaise blague ! Le pauvre. Il va traîner ça toute son enfance.


Nous mangeons avec la famille. Nous ne comprenons pas tout à fait les liens entre tout le monde mais il semble qu'il y ait plusieurs femmes sous ce même toit ! La plus jeune a un magnifique bébé, âgé d'une semaine ! Ça fait quand même un peu peur quand le bébé est bercé comme un petit sac à patates sur le dos d'un autre enfant d'environ 5 ans !!
Après le repas, nous restons entre femmes auprès du feu. Nous regardant, en toute bienveillance. Et admirant ce magnifique bébé.
Non, je ne mentionne pas Zéro, qui est parti toute la soirée voir ses copains du village...
Nous allons nous coucher alors qu'il n'est même pas rentré. Et comme les absents ont toujours torts, nous nous installons à l'étage à notre convenance. La famille nous a en effet laissé l'étage, qui est normalement leur chambre, et eux dorment au rez de chaussé, tous ensemble, près du foyer.
Nous sommes plutôt bien installés, toujours sur des sortes de futons et avec de grosses couvertures. Nous ne savons pas où Zéro va dormir car il n'y a plus de places où nous sommes, mais ça sera bien son problème, nah !



Lundi 17 Décembre : J47



Sophie avait « négocié » la veille que nous ne partions pas en trek sans avoir petit-déjeuné (ce que voulait Zéro …). Donc un café et des nouilles instantanés plus tard (et aussi une embrouille Sophie-Zéro …), nous nous mettons en marche pour la dernière demi-journée pour rejoindre Boun Tai où nous devons prendre le bus (et où nous espérons retrouver nos bagages !). Nous passons devant des salles de classes. Des cours sont données gracieusement aux gens qui le souhaitent. Autant dire que nous avons un peu imposé la récréation !
Nous continuons le chemin, parmi les montagnes et la mer de nuages.


Nous arrivons à la fin de notre trek à Boun Taï. Nous patientons dans une gargotte, attendant notre bus, en compagnie de notre charmant compagnon de route Zéro. Zéro, qui a essayé de nous arnaquer durant ces 3 jours, et probablement aussi de ne pas reverser l'argent dû aux familles, je décide de lui parler des massages que nous devions avoir (mais que personne ne souhaitait... , mais que nous avions quand même payé). J'obtiens donc de récupérer l'argent des massages, redistribué à chacun d'entre nous. Et bien nous allons nous boire un coca ou un nescafé glacé en canette pour fêter ça !!! A la tienne Zéro !
Zéro prend son bus, et ne dit au revoir qu'à Guillaume … ! Quelle classe cet homme !
Nous prions pour retrouver nos bagages dans le bus … Yes ! On les a ! Un peu soulagés quand même ! Nous grimpons dans le bus puis nos routes se séparent un peu plus loin, Cristiano se rendant à Oudomxaï alors qu'avec Sophie nous allons à Muang Khua.
Arrivés à destination, Sophie et moi faisons le tour des guesthouses pendant que Guillaume gardent les sacs. Nous nous trouvons un coin sympa avec terrasse sur la Nam Ou. Nam Ou que nous espérions descendre en bateau mais nos visas se terminant le 22, nous n'aurons pas le temps et devrons rejoindre le Vietnam.
Au programme de Muang Khua, repos, internet …et puis c'est tout !